Sourate 3 · Āl ʿImrān · 3:7 (extrait)وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُۥٓ إِلَّا ٱللَّهُ ۗوَٱلرَّٰسِخُونَ فِى ٱلْعِلْمِ يَقُولُونَ ءَامَنَّا بِهِۦwa-mā yaʿlamu taʾwīlahu illā llāhu
Nul ne connaît son taʾwīl sauf Allaah
wa-l-rāsikhūna fī l-ʿilmi yaqūlūnaāmannā bih
et ceux qui sont profondément ancrés dans la sciencedisent : « Nous y croyons. »
Principe méthodologique établiLes marqueurs d'arrêt et la délimitation des versets sont des positions savantes humaines, datables et variables. Ils ne constituent pas le texte. Quand un marqueur crée ou soutient une lecture doctrinalement orientée, c'est le signal de retourner au texte nu et à l'analyse grammaticale indépendante. Quand un marqueur constitue le correctif d'une lecture forcée, c'est le signal de l'examiner sérieusement. Dans les deux cas, l'autorité ultime est le rasm et la grammaire — non le marqueur.
Synthèse lexicaleLes deux racines se définissent l'une par l'autre et se délimitent avec précision : la ḥayāh est perception active (idrāk, ḥiss) et mouvement propre ; le mawt est suspension de cette perception (khumūl) et cessation de ce mouvement (sukūn). La distinction n'est pas entre existence et non-existence, mais entre activité perceptive et suspension de cette activité.
Sourate 36 · Yā-Sīn · 36:52قَالُوا۟ يَٰوَيْلَنَا مَن بَعَثَنَا مِن مَّرْقَدِنَا ۜ هَٰذَا مَا وَعَدَ ٱلرَّحْمَٰنُ وَصَدَقَ ٱلْمُرْسَلُونَQālū yā waylanā man baʿathanā min marqadināIls disent : « Malheur à nous ! Qui nous a fait surgir de notre marqad ? »hādhā mā waʿada r-raḥmānu wa-ṣadaqa l-mursalūn
Ceci correspond à ce qu'avait annoncé Ar-raḥmān, et confirme la véracité des envoyés.
Sourate 18 · Al-Kahf · 18:11فَضَرَبْنَا عَلَىٰ ءَاذَانِهِمْ فِى ٱلْكَهْفِ سِنِينَ عَدَدًاFa-ḍarabnā ʿalā ādhānihim fī l-kahfi sinīna ʿadadā
Nous avons scellé leurs oreilles dans la caverne pour un nombre d'années.
Sourate 18 · Al-Kahf · 18:19قَالَ قَآئِلٌ مِّنْهُمْ كَمْ لَبِثْتُمْ ۖ قَالُوا۟ لَبِثْنَا يَوْمًا أَوْ بَعْضَ يَوْمٍ ۚ قَالُوا۟ رَبُّكُمْ أَعْلَمُ بِمَا لَبِثْتُمْQāla qāʾilun minhum kam labithtum
L'un d'eux dit : « Combien de temps avez-vous demeuré ? »
qālū labithnā yawman aw baʿḍa yawm
Ils répondirent : « Nous avons demeuré un jour ou une partie d'un jour. »
qālū rabbukum aʿlamu bi-mā labithtum
Ils dirent : « Votre Rabb sait mieux ce que vous avez demeuré. »
Sourate 2 · Al-Ijāba · 2:259أَوْ كَٱلَّذِى مَرَّ عَلَىٰ قَرْيَةٍ وَهِىَ خَاوِيَةٌ عَلَىٰ عُرُوشِهَا قَالَ أَنَّىٰ يُحْيِۦ هَٰذِهِ ٱللَّهُ بَعْدَ مَوْتِهَاAw ka-lladhī marra ʿalā qaryatin wa-hiya khāwiyatun ʿalā ʿurūshihā
Ou comme celui qui passa par une cité effondrée sur ses toits,
qāla annā yuḥyī hādhihi llāhu baʿda mawtihā
et dit : « Comment Allaah redonnera-t-Il la vie à ceci après sa mort ? »فَأَمَاتَهُ ٱللَّهُ مِا۟ئَةَ عَامٍ ثُمَّ بَعَثَهُFa-amātahu llāhu miʾata ʿāmin thumma baʿathah
Allaah le fit mourir cent ans, puis le fit surgir.قَالَ كَمْ لَبِثْتَ ۖ قَالَ لَبِثْتُ يَوْمًا أَوْ بَعْضَ يَوْمٍQāla kam labitht · qāla labithu yawman aw baʿḍa yawm
Il fut dit : « Combien de temps as-tu demeuré ? » — Il dit : « Un jour ou une partie d'un jour. »قَالَ بَل لَّبِثْتَ مِا۟ئَةَ عَامٍ فَٱنظُرْ إِلَىٰ طَعَامِكَ وَشَرَابِكَ لَمْ يَتَسَنَّهْ ۖ وَٱنظُرْ إِلَىٰ حِمَارِكَQāla bal labithu miʾata ʿām · fa-nẓur ilā ṭaʿāmika wa-sharābika lam yatasannah · wa-nẓur ilā ḥimārik
Il fut dit : « Non — tu as demeuré cent ans. Regarde ta nourriture et ta boisson : elles n'ont pas été altérées. Et regarde ton âne. »وَلِنَجْعَلَكَ ءَايَةً لِّلنَّاسِ ۖ وَٱنظُرْ إِلَى ٱلْعِظَامِ كَيْفَ نُنشِزُهَا ثُمَّ نَكْسُوهَا لَحْمًا ۚ فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُ قَالَ أَعْلَمُ أَنَّ ٱللَّهَ عَلَىٰ كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌwa-li-najʿalaka āyatan li-n-nās · wa-nẓur ilā l-ʿiẓāmi kayfa nushizuhā thumma naksūhā laḥmā
Pour faire de toi un signe pour les gens, regarde les ossements, comment Nous les remettons en place, puis les revêtons de chair.
fa-lammā tabayyana lahu qāla aʿlamu anna llāha ʿalā kulli shayʾin qadīr
Quand cela lui fut rendu évident, il dit : « Je sais qu'Allaah est en capacité sur toute chose. »
Sourate 23 · Al-Muʾminūn · 23:112–113قَالَ كَمْ لَبِثْتُمْ فِى ٱلْأَرْضِ عَدَدَ سِنِينَQāla kam labithtum fī l-arḍi ʿadada sinīn
Il sera dit : « Combien d'années avez-vous demeuré sur terre ? »قَالُوا۟ لَبِثْنَا يَوْمًا أَوْ بَعْضَ يَوْمٍ فَسْـَٔلِ ٱلْعَآدِّينَQālū labithnā yawman aw baʿḍa yawm · fa-sʾali l-ʿāddīn
Ils diront : « Nous avons demeuré un jour ou une partie d'un jour — interroge ceux qui comptent. »
Sourate 39 · Al-Zumar · 39:42ٱللَّهُ يَتَوَفَّى ٱلْأَنفُسَ حِينَ مَوْتِهَا وَٱلَّتِى لَمْ تَمُتْ فِى مَنَامِهَا ۖ فَيُمْسِكُ ٱلَّتِى قَضَىٰ عَلَيْهَا ٱلْمَوْتَ وَيُرْسِلُ ٱلْأُخْرَىٰ إِلَىٰ أَجَلٍ مُّسَمًّىAllāhu yatawaffā l-anfusa ḥīna mawtihā
Allaah prend les âmes au moment de leur mort,
wa-llatī lam tamut fī manāmihā
et celles qui ne sont pas mortes, pendant leur sommeil.
fa-yumsiku llatī qaḍā ʿalayhā l-mawta
Il retient celles dont Il a décidé la mort,
wa-yursilu l-ukhrā ilā ajalin musammā
et renvoie les autres jusqu'à un terme fixé.
Sourate 25 · Al-Furqān · 25:53وَهُوَ ٱلَّذِى مَرَجَ ٱلْبَحْرَيْنِ هَٰذَا عَذْبٌ فُرَاتٌ وَهَٰذَا مِلْحٌ أُجَاجٌ وَجَعَلَ بَيْنَهُمَا بَرْزَخًا وَحِجْرًا مَّحْجُورًاWa-huwa lladhī maraja l-baḥrayni hādhā ʿadhbun furātun wa-hādhā milḥun ujāj
Ce qui a libéré les deux eaux — celle-ci douce et désaltérante, celle-là salée et amère —
wa-jaʿala baynahumā barzakhan wa-ḥijran maḥjūrā
et a placé entre elles un barzakh et une séparation infranchissable.
Sourate 55 · Al-Raḥmān · 55:19–20مَرَجَ ٱلْبَحْرَيْنِ يَلْتَقِيَانِ بَيْنَهُمَا بَرْزَخٌ لَّا يَبْغِيَانِMaraja l-baḥrayni yaltaqiyān
Il a libéré les deux mers qui se rencontrent —
baynahumā barzakhun lā yabghiyān
entre elles un barzakh : elles ne s'empiètent pas.
Sourate 23 · Al-Muʾminūn · 23:99–100حَتَّىٰٓ إِذَا جَآءَ أَحَدَهُمُ ٱلْمَوْتُ قَالَ رَبِّ ٱرْجِعُونِ لَعَلِّىٓ أَعْمَلُ صَٰلِحًا فِيمَا تَرَكْتُ ۚ كَلَّآ ۚ إِنَّهَا كَلِمَةٌ هُوَ قَآئِلُهَا ۖ وَمِن وَرَآئِهِم بَرْزَخٌ إِلَىٰ يَوْمِ يُبْعَثُونَḤattā idhā jāʾa aḥadahumu l-mawtu qāla rabbi rjiʿūn
Jusqu'à ce que la mort vienne à l'un d'eux, il dit : « Mon Rabb, faites-moi revenir ! »
laʿallī aʿmalu ṣāliḥan fī-mā taraktu
Peut-être que j'accomplirai ce qui est juste dans ce que j'ai laissé.
kallā · innahā kalimatun huwa qāʾiluhā
Non. Ce n'est qu'une parole qu'il est en train de dire.
wa-min warāʾihim barzakhun ilā yawmi yubʿathūn
Et derrière eux un barzakh jusqu'au jour où ils sont ressuscités.
Sourate 40 · Ghāfir · 40:45–47فَوَقَىٰهُ ٱللَّهُ سَيِّـَٔاتِ مَا مَكَرُوا۟ ۖ وَحَاقَ بِـَٔالِ فِرْعَوْنَ سُوٓءُ ٱلْعَذَابِFa-waqāhu llāhu sayyiʾāti mā makarū
Allaah le préserva des méfaits de leurs ruses,
wa-ḥāqa bi-āli firʿawna sūʾu l-ʿadhāb
et le pire châtiment cerna les gens de Pharaon :ٱلنَّارُ يُعْرَضُونَ عَلَيْهَا غُدُوًّا وَعَشِيًّا ۖ وَيَوْمَ تَقُومُ ٱلسَّاعَةُ أَدْخِلُوٓا۟ ءَالَ فِرْعَوْنَ أَشَدَّ ٱلْعَذَابِAl-nāru yuʿraḍūna ʿalayhā ghuduwwan wa-ʿashiyyan
le Feu — ils sont présentés devant lui matin et soir.
wa-yawma taqūmu l-sāʿatu adkhilū āla firʿawna ashadda l-ʿadhāb
Et le jour où l'Heure se dresse : faites entrer les gens de Pharaon dans le châtiment le plus sévère.وَإِذْ يَتَحَآجُّونَ فِى ٱلنَّارِ فَيَقُولُ ٱلضُّعَفَٰٓؤُا۟ لِلَّذِينَ ٱسْتَكْبَرُوٓا۟ إِنَّا كُنَّا لَكُمْ تَبَعًا فَهَلْ أَنتُم مُّغْنُونَ عَنَّا نَصِيبًا مِّنَ ٱلنَّارِWa-idh yataḥājjūna fī l-nāri fa-yaqūlu l-ḍuʿafāʾu li-lladhīna stakbarū innā kunnā lakum tabaʿan fa-hal antum mughnūna ʿannā naṣīban min al-nār
Et quand ils se disputent dans le Feu, les faibles disent à ceux qui s'enflaient d'orgueil :« Nous vous avions suivis — pouvez-vous nous épargner une part du Feu ? »
Sourate 2 · Al-Ijāba · 2:154وَلَا تَقُولُوا۟ لِمَن يُقْتَلُ فِى سَبِيلِ ٱللَّهِ أَمْوَٰتٌ ۚ بَلْ أَحْيَآءٌ وَلَٰكِن لَّا تَشْعُرُونَWa-lā taqūlū li-man yuqtalu fī sabīli llāhi amwāt
Ne dites pas de ceux qui sont tués dans la voie d'Allaah : « ils sont amwāt »,
bal aḥyāʾun wa-lākin lā tashʿurūn
au contraire : ils sont aḥyāʾ, mais vous ne percevez pas.
Sourate 3 · Āl ʿImrān · 3:169وَلَا تَحْسَبَنَّ ٱلَّذِينَ قُتِلُوا۟ فِى سَبِيلِ ٱللَّهِ أَمْوَٰتًا ۚ بَلْ أَحْيَآءٌ عِندَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَWa-lā taḥsabanna lladhīna qutilū fī sabīli llāhi amwātā
Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans la voie d'Allaah sont amwāt —
bal aḥyāʾun ʿinda rabbihim yūrzaqūn
au contraire : ils sont aḥyāʾ, auprès de leur Rabb, pourvus.
فَكَيْفَ كَانَ نَكِيرِ
fa-kayfa kāna nakīr
Et comment fut Mon rejet / Ma mise à l'écart.